Conduite de la vigne

Mai se prépare ; les fleurs de printemps sont là, les espoirs de grappes se dessinent, les petits animaux de nos vignes occupent les lieux.


Mai 2022

 

 

 

Dans le petit nid sauvé de justesse la semaine précédente, les œufs ont éclos : 4 bébés alouettes !

Heureusement, le lézard vert était dans la parcelle de l'autre côté de la friche.

 



Début mai, après la finalisation de la taille, quand les risques de gels tardifs sont passés, il est temps de plier les baguettes pour les attacher au fil de fer. Cette baguette ramenée à l'horizontale va permettre aux bourgeons puis aux rameaux de se développer l'un à côté de l'autre sans se gêner et en bénéficiant chacun du même ensoleillement

Le nid que nous protégeons depuis 2 semaines commence à être petit pour les 4 bébés alouettes lulu qui sont maintenant nettement identifiables.

En cliquant ici, vous accéderez à un article intéressant sur cet oiseau et son rapport aux vignobles.


Mi-mai, le pliage des baguettes est terminé, les complants mis en terre en février et mars ont, pour la plupart, bien démarré.

Nous découvrons un cep qui abrite un petit acarien et dont les feuilles sont boursouflées :  c'est l'Erinose. Heureusement, il s'agit d'un hôte inoffensif qui utilise simplement les feuilles de vignes comme domicile,


16 mai : les Saints de glace ne sont plus à redouter ! Il est temps de commencer l'ébourgeonnage. Les rameaux qui partent sur les bois des années précédentes ou les rameaux stériles (dits "gourmands") sont enlevés : ils sont peu ou pas producteurs de raisin et affaiblissent le cep inutilement. La vigne respire mieux et gagne en vigueur ; elle nous remercie.

Avant l'ébourgeonnage,

et après

 La vigne est dégagée et profite davantage du soleil et de la sève pour alimenter les rameaux porteurs de grappes.

Les oisillons que nous suivons de près depuis 2 semaines se sont envolés !



Vendredi 20 mai : décavaillonnage dans les rangs courts de chenin. Mascotte et Moustique peinent dans un sol très sec.

 

Samedi 21 mai : c'est au tour d'Urbane et Vaillant de terminer le décavaillonnage commencé la veille.

Qu'est-ce que le décavaillonnage ?

C'est le travail du sol qui consiste à travailler entre les pieds de vignes. La charrue retourne l'amas de terre qui est au pied des ceps afin d'enlever les "mauvaises herbes" et d'aérer la terre qui bénéficiera alors davantage de la moindre humidité.

C'est un travail délicat car la charrue doit passer très près des ceps sans les blesser.

 

Avant

 

 

 

 

 

 

Après



Avril 2022

Avril et ses risques de gel nocturnes allant jusqu'au petit matin. Mai n'est pas en reste et nous tient sur nos gardes jusqu'aux fameux Saints de glace. Comment avons-nous agi pour faire face au mieux ?

 

1er week-end d'avril : des gels sont annoncés.

Nos jeunes ceps qui ont été plantés le mois dernier pour remplacer les ceps qui avaient gelé en 2021 sont à haut risque. Nous décidons de les couvrir en douceur avec de la terre, au moins pour ceux dont les bourgeons n'ont pas débourré. Mais très vite, il faudra repasser les libérer et leur permettre de s'épanouir.

 

Dans la vigne plantée en 2017, nous installons les bougies qui seront allumées en cas de gel quand les bourgeons auront commencé leur débourrement.


Quant à la taille, nous la commençons à peine et nous gardons de longs rameaux qui devront être recoupés après les alertes de gels. La sève qui circule à la fin de l'hiver donne toute sa vigueur aux extrémités des branches et fait débourrer les bourgeons qui s'y trouvent en premier. Avec un peu de chance, il n'y aura plus de menace de gel quand les bourgeons bas s'ouvriront et nous pourrons terminer la taille des longues baguettes.

Avec la taille tardive, nous intervenons quand le réveil végétatif se fait. La vigne "pleure" quand le sécateur est passé. La pression de la sève qui circule est 2 fois plus forte que la pression d'eau à un robinet.


 

Intervention en biodynamie le 13 avril : première dynamisation printanière en 500P avec un ajout de valériane. La valériane permet un bon renforcement de la plante pour affronter les gelées et elle atténue également le stress lié aux différences de températures jour/nuit qu'on constate toujours au début du printemps.


19 avril : Après un week-end de Pâques chaud et ensoleillé, le débourrement est démarré.


Dernière semaine d'avril : il est temps de finaliser la taille. Les entrecoeurs (petits rameaux non fructifères) sont supprimés, la baguette principale est conservée et raccourcie. Ce nettoyage du cep permet d'éliminer les bourgeons qui avaient été conservés pour empêcher ceux de la base de débourrer trop vite.


Février-Mars 2022

Complantation dans la jeune vigne plantée en 2019.

C'est le moment de remplacer les ceps qui n'ont pas résisté aux gels du printemps 2021.


Année 2021

Août 2021

L'année viticole est difficile, entre gels printaniers et pluies abondantes de juin et juillet ; il y a des grappes qui se préparent mais d'autres qui n'ont pas échappé aux maladies (mildiou, oïdium).

Les vendanges seront plus tardives que d'habitude car la météo peu ensoleillée de cet été a retardé le mûrissement des baies, mais la véraison a commencé (les grains gonflent et prennent leur couleur, les baies se ramollissent) et le sauvignon, cépage le plus précoce de nos vignes, devrait être prêt entre le 15 et le 20 septembre. Ensuite, les raisins noirs puis le chenin.


 Saurez-vous trouver le petit animal qui se cache dans ces feuilles de vigne ?

 

 

 

 

.... et voici le zoom !

Bel exemple de camouflage.



Juillet 2021

Travail mécanique des sols : les "pattes d'oie" coupent les racines de l'herbe concurrente sans bousculer l'horizon de surface grâce au rouleau qui règle la profondeur de travail dans le sol.


Curetage dans les vignes de Sauvignon, pour éviter la propagation de l'Esca : il s'agit, avec une tronçonneuse, d'enlever la partie du cep où se trouve le bois atteint, opération délicate car le risque est de couper le flux de sève que l'on veut sauver.

 


Qu'est-ce que l'Esca ? C'est une maladie parasitaire causée par des champignons ; une des maladies grave de la vigne car s'attaquant à la charpente de la souche.


 

 

 

 

Les vignes du Clos du Chêne, au-dessus de la cave à Lussault.

Le combat contre pluies et orages est de chaque jour.

 

 

 

Pourtant, "que la Nature est belle..."



Les pluies et la douceur favorisent la pousse végétale. Il est grand temps de finir l’ébourgeonnage : ici,  dans les vignes de cabernet franc.


 

Quelques espèces florales qui s'épanouissent entre les ceps, en juin-juillet.

 

Cliquer sur l'image pour obtenir le nom de la fleur


Juin 2021

Dans les vignes de chenin, à la Bourdaisière, les fils de fer ont été descendus pour être prêts à être tendus et tenir leur rôle de fils releveurs, assurant ainsi le palissage (le maintien) des nouvelles pousses de l'année.


Début juin : La jeune vigne plantée à Lussault en 2019 n'a pas résisté aux nombreux gels d'avril et de début mai. La végétation repart doucement sur la plupart des ceps mais d'autres devront être remplacés.

Fin juin : la jeune plante va attaquer son 3ème été. Plantée en pleine sécheresse en 2019, elle a "grillé" avec le gel d'avril 2021 et repart courageusement, sans grappes mais en effervescence végétale, dans les pluies incessantes de ce mois de juin.

Quelques ceps n'ont pas survécu mais dans l'ensemble, la nature nous montre là encore sa force de résistance.



Nos vignes vers Francueil ont affronté vaillamment les périodes de gel et luttent maintenant contre les pluies abondantes.

Les grappes commencent à fleurir dans les Cabernet Franc ; dans 100 jours, les vendanges devraient commencer.


Avril 2021

Fin du mois, le compte des pertes dues au gel n'est encore guère évaluable. On observe, c'est sûr, des bourgeons "grillés", d'autres qui débourrent doucement mais d'autres encore, nombreux, pour lesquels il n'est pas possible de dire quelle sera l'issue.


 

Buttage et griffage dans la vigne plantée en 2017. Les dégâts du gel sur les bourgeons sont bien réels mais l'entretien et le soin donnés au sol et aux ceps reste indispensables.

Le buttage recouvre l'herbe au pied des ceps en entre eux ; le griffage aère le sol et contribue à une meilleure activité de la biodiversité, en particulier les vers de terre.



Décavaillonnage au cheval au-dessus de la cave à Lussault.

Le travail des sols se poursuit ; la vigne a plus que jamais  besoin qu'on prenne soin d'elle et que tout soit fait pour que les ceps bénéficient d'un sol aéré, prompt à absorber la moindre humidité et favoriser la biodiversité.

Le travail de griffage entre les rangs n'a pu se faire à cause de la sécheresse et d'un sol bien trop dur encore.



20 avril, après 12 nuits de température en-dessous de 0 (jusqu'à -5), les vignes sont à l'arrêt.

Ici, dans les vignes de gamay et côt, à Francueil, il n'est pas encore possible de dire si les bourgeons qui semblent épargnés finiront leur débourrement. La vigne peut réagir au grand coup de stress subi en "neutralisant" une partie de ses bourgeons.

A suivre...


Début du mois, taille tardive dans les vignes de chenin à la Bourdaisière.

On espère ainsi laisser plus de temps aux bourgeons situés  bas sur les rameaux avant de débourrer, c'est à dire sortir et quitter la bourre, l'espèce de coton qui les protège.

 

 

 

 

 

 

Les sarments obtenus par la taille de la vigne sont laissés dans les parcelles et seront bientôt broyés. Leur dégradation va apporter au sol viticole 50% de ses besoins nutritionnels annuels.



Quelques espèces florales qui s'épanouissent entre les ceps, en avril-mai.

 

Cliquer sur l'image pour obtenir le nom de la fleur


Mars 2021

Après la 1ère taille effectuée dans la jeune plante, il faut plier les baguettes ; le but est de former le cep et le redresser.

Cette vigne verra son 3ème été en 2021 ; c'est encore tôt pour espérer une récolte. Dans les vignes plus âgées, on taillera et on pliera les baguettes dans quelques semaines. Ce choix de taille tardive vise à limiter l'impact d'un gel éventuel en avril, voire début mai.

Les fils accoleurs sont relevés pour faciliter le travail des sols et seront redescendus quand la pousse nécessitera le palissage.

La biodiversité est bien présente dans les vignes mais également dans la friche qui sépare les 2 plantes au-dessus de la cave. Ici, un prunellier -ou épine noire- nous donne les premières sensations de printemps.

 


Février 2021

Première taille dans la jeune plante à Lussault. On garde une baguette pour la plier et l'attacher au fil de fer du bas dans quelques semaines. Le but est vraiment de donner une structure au cep afin qu'il pousse droit et que ses rameaux se développent en lui donnant une forme en "Y". Sur la baguette, on fait sauter les yeux (futurs bourgeons) afin de n'en garder que 4 ou 5 et que le cep ne s'épuise pas.

Si le cep n'est pas bien vaillant, on coupe juste au-dessus des yeux qu'on garde et on lui donne une chance de se renforcer.


Janvier 2021

Travail d'hiver dans les vignes : 

Après avoir planté les pieux dans la jeune plante à l'automne, il est temps de mettre les fils de fer en place. Les ceps auront 2 ans au printemps et comme toute liane, la vigne a besoin d'un appui pour la maintenir et contenir les jeunes pousses de l'année.


Année 2020

Novembre 2020

Dans les vignes aussi, "A la Sainte Catherine, tout bois  prend racine". C'est le moment de la complantation pour remplacer quelques ceps. La terre bien travaillée révèle une riche biodiversité.

Ici, jeune vigne de 3 ans plantée à Lussault au-dessus de la cave.


A la Bourdaisière, les vignes de chenin se préparent pour le repos hivernal. C'est le moment d'enlever les agrafes de palissage afin de pouvoir relever les fils de fer et libérer les sarments pour la taille de fin d'hiver.

L'inter-rang a été travaillé pour laisser le temps à l'herbe ensevelie de se décomposer et fournir l'engrais vert au moment du réveil de la vigne. Ceci permet également de limiter la concurrence entre les racines des ceps et la végétation entre les rangs, la vigne peut se reposer.


Octobre 2020

 

Et voilà, notre petite dernière, plantée en chenin en juin 2019 au-dessus de la cave à Lussault, a reçu ses pieux d'acacia. Cette fois, comme les grandes, elle s'installe bien dans un paysage viticole.


 Et ici, on est vraiment dans une vigne ?

Mais oui, la jeune vigne plantée en juin 2019 a bravement fêté son 2ème été et croît dans une belle biodiversité.

Dans quelques mois, les piquets seront en place et nous serons encore plus dans un paysage de vigne.


Juillet

 

Travail en biodynamie sur certaines parcelles

 

Fin juillet, au moyen d'un pulvérisateur à dos en cuivre, aspersion d'une suspension de silice dans de l'eau dynamisée.

L'utilisation de la silice favorise la photosynthèse et donc, le mûrissement optimum des raisins.


Juin

Images de vignes bien vivantes au-dessus des caves, à Lussault-sur-Loire

 

Ici, la vigne plantée en 2017 se prépare à une première récolte...

... là, la petite plantée l'an dernier et qui a vaillamment résisté à la sécheresse de l'été 2019.

Travail du sol dans l'inter-rang et piochage pour dégager chaque pied de cep et aérer le terrain.


Mai

Sa petite voisine, plantée en 2019, se prépare pour affronter sa deuxième saison estivale.


juillet 2019

Mardi 9 juillet, plantation d'une parcelle en Chenin au-dessus de notre cave, à Lussault-sur-Loire.

Les greffons ont été préparés à la fin de l'hiver et présentent la vigueur nécessaire pour affronter l'été en pleine terre même si quelques arrosages ont été les bienvenus !

Février 2019

Travail de certaines parcelles au cheval

Ici, la jeune vigne plantée au-dessus de la cave en 2017.

Labour, griffage, buttage, décavaillonnage, le travail des sols au cheval respecte l'environnement et permet un travail doux de haute précision dans chaque rang, limitant la concurrence de l'herbe, réduisant le tassement et favorisant ainsi l'aération des sols.

 

Le terroir est valorisé :

Les racines ne cherchent pas à remonter pour survivre et peuvent au contraire s'enfoncer profondément, permettant l'accès aux divers éléments minéraux et l'expression du terroir qui inclut sol et sous-sol. Cet enracinement permet aussi une meilleure alimentation en eau et la vigne résiste mieux aux périodes sèches.

 

La vie biologique du sol est réactivée :

Les vers de terre circulent aisément et contribuent à l'entretien des propriétés du sol.

 

Les réserves d'eau en profondeur sont alimentées :

Le sol aéré limite le ruissellement des pluies importantes ; une meilleure infiltration de l'eau permet de constituer des réserves qui profiteront à la vigne.